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 "Entre"

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Cerisette
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 6 Fév - 20:34

Merci Willow! Si tu as aimé le dernier chapitre, cette suite et fin du flash-back devrait te convenir également, je pense...






- … Ah. D’accord : encore une fois, tout sert de prétexte à ta concupiscence, c’est ça ?
- Oh, tu as chopé ce mot-là ? avait remarqué Theodore, ravi. Répète.
- Concupiscence…?
Un rire gredin avait vibré un instant dans la poitrine de T-bag, et il avait repoussé brutalement Maytag contre son oreiller, l’accompagnant pour le couvrir et mordre son cou à l’endroit où il avait ouvert une petite plaie. L’un de ses genoux s’était insinué entre les cuisses qu’ils maintenaient parallèles, pour ouvrir sous lui la chair nue. Le souffle du garçon s’était fragilisé, et il avait senti sa main droite glisser légèrement sur sa peau, absente, la force consciente oubliée. Bagwell avait pressé son bas-ventre contre le sien.
- Ah, Maytag, un détail…
Il avait ressorti son surin de sa poche.
- Si je sens cette main quitter sa place, je t’égorge sans chercher à en savoir plus. C’est clair ?
- Tu crois vraiment que je pourrais te faire du mal ? avait soupiré l’impertinent en levant les yeux vers lui.
T-bag avait penché la tête et sucé sa lèvre pour répondre finalement.
- Non. Je dois être un peu nostalgique du temps où je devais te maîtriser de force pour te sauter convenablement.
- Oh, si c’est que ça, je peux me défendre.
Sur ce, Maytag s’était mis à gigoter avec une telle bonne volonté qu’il s’était dégagé de l’emprise lâche de son maître. Ce garçon était d’une légèreté !
- Hé, où tu crois aller comme ça ? avait demandé Bagwell, joueur, en le ressaisissant un peu plus loin sur la couchette pour le ramener fermement à sa place.

Il s’était amusé à tenir le môme en respect ; celui-ci ne s’était pas laissé faire trop facilement, et T-bag s’était laissé exciter par les sursauts du corps qui remuait et se cambrait sous lui. Il aimait la résistance, la tension musculaire qui faisait front contre lui. A travers le tissu du caleçon, il avait frotté son sexe bandé contre le haut d’une cuisse, faisant émerger le plaisir purement physique.
- Ca suffit… Ca suffit mon mignon… avait-il susurré tout bas à l’oreille de Maytag lorsqu’il fut parfaitement immobilisé. Tu ne voudrais quand même pas m’empêcher d’enfouir ma queue au fond d’un petit cul aussi exquis que le tien, n’est-ce pas ? Ce serait trop vilain… Ecarte les jambes.
Il n’avait pas obtempéré. Theodore avait alors décidé de le prendre en traître lui aussi : il avait subrepticement forcé sa bouche et caressé son palais de sa langue. Son codétenu avait tressailli et gémi doucement, et Bagwell avait pu le relâcher le temps de glisser ses bras sous les jarrets et de les redresser contre lui. Son protégé avait lâché une expiration précipitée et tenté anxieusement de répondre à ce baiser sournois, mais T-bag s’était encore une fois servi de son mohawk pour le maintenir à sa place, la tête contre l’oreiller. De l’autre main, il avait guidé son pénis entre les fesses roses et charnues du garçon, pour s’enfoncer doucement dans le petit orifice adorable qu’elles recelaient. Le visage de Maytag s’était crispé douloureusement, et le souffle retenu dans sa gorge avait produit un crissement à peine audible. Il trouvait encore cette étape physiquement très pénible. Heureusement ! Les consignes de T-bag étaient pipées dès le départ : « Laisse-toi faire » signifiait en réalité qu’il ne fallait pas s’acharner à lutter plus que de raison, mais qu’il fallait ruer intérieurement, réagir. Les têtes de mules indomptables et butées qui essayaient encore et toujours de se battre chaque fois qu’il voulait y toucher finissaient immanquablement un jour par récolter une rossée un peu trop excédée et un peu trop excessive. Mais le jour où un garçon s’aliénait complètement, et lui abandonnait son corps sans bouger, sans broncher, comme s’il ne l’habitait déjà plus, ce jour-là il ne valait pas plus qu’un cadavre, et signait son arrêt de mort. Voilà pourquoi les codétenus du meneur de l’Alliance connaissaient d’une manière ou d’une autre une fin prématurée. On pouvait le divertir pendant quelques jours ou quelques semaines, suivant la dose de répartie qu’on lui opposait, mais on était finalement forcé dans l’une ou l’autre position. Sa tutelle était sans issue ; sans issue jusqu’à ce que Maytag ouvre un passage secret. Le petit Jason, si emprunté et si bon à rien, avait réussi cet exploit parce qu’il n’avait jamais été indifférent : sa haine s’était muée sans transition en fascination, tout simplement parce que la fascination était larvée depuis le début au sein de sa haine. Elle avait poussé, mué, forci, mais sans se détacher totalement de l’alvéole de détresse et de rancœur qui l’avait vue naître. L’alvéole n’était désormais plus une cellule, mais un abri. Theodore pouvait lire sur son visage l’antinomie finalement cohérente de ce qu’il éprouvait à son égard, lorsqu’il le pénétrait enfin complètement.

Il était resté braqué un moment au-dessus de lui, en suspens. Les doigts du môme s’agrippaient à son flanc ; la tête maintenue légèrement renversée, sa respiration haletante soulevait sa poitrine à un rythme rapide ; et il avait alors cette manière particulière de le regarder : comme si sa vie était entre les mains de T-bag, comme s’il l’en accusait, mais avouait tout en même temps être subjugué par cette perte totale de tout champ d’action à laquelle il le réduisait. Tout ce que Theodore souhaitait voir dans les yeux d’une petite chose jeune qu’il prenait sous son aile. Il s’était retiré partiellement pour mieux y revenir. Son protégé avait serré les dents, mais expiré calmement, en proie aux contradictions du début. Bagwell aimait bien assister à leur évolution, que ce soit en baisant le gamin ou en jaugeant ses réactions au quotidien. A aucun moment il ne s’était montré inerte ou détaché. Maytag s’était présenté comme une belle histoire pleine de péripéties déconcertantes, et dont il pouvait lire régulièrement une nouvelle page qui le laissait toujours dans l’attente de la prochaine. Voilà ce qui l’avait gardé en vie, bien plus que la docilité globale qu’il avait intégrée – si l’on mettait de côté son indécrottable tendance à l’impertinence.

T-bag avait fini par exhaler un soupir silencieux à force d’onduler à l’intérieur du garçonnet. Il avait lâché les mèches rêches pour prendre appui sur ses bras et se redresser, entraînant son jouet avec lui. Il était temps de passer à quelque chose d’un peu plus sérieux. Il avait gratifié Maytag d’un coup de rein brusque. Le souffle s’était bloqué dans sa gorge, avant d’être relâché d’un trait. Theodore avait fixé son mignon à présent presque dos au mur, les narines dilatées, les yeux imperceptiblement plissés et embrumés par le plaisir. Il avait réitéré, et lui avait arraché cette fois l’ombre d’un gémissement. Avec un sourire un peu machiavélique, il avait entonné une cadence plus digne de ce nom. Là encore, comme pour tous les commerces humains qu’il entretenait dans la prison, tout était question d’angle. Il avait pleinement conscience de l’angle sous lequel il devait aborder Abruzzi pour contester un empiétement sur ses plates-bandes, ou Jesus, le chef des cuisines, pour obtenir un service. Et plus concrètement il savait par quel angle aborder Maytag, selon le ton qu’il voulait donner à la domination sexuelle qu’il exerçait sur lui. Il ne le pénétrait pas de la même manière les jours où il n’était vraiment pas d’humeur à entendre le gosse en redemander, lorsqu’il voulait au contraire lui faire gémir sa passion malsaine pour lui faire ravaler des récriminations faites à son encontre, et les soirs où un bon meurtre le rendait détendu, enjoué, et simplement prêt à profiter de la vie, en somme… Il avait donc poursuivi ainsi, rude et implacable comme Maytag aimait. Ils s’accordaient au moins parfaitement sur un point : le sexe devait être impitoyable pour avoir un réel intérêt. T-bag ne trouvait pas du tout son compte dans ce qu’il appelait des « berceuses de pucelles » où il était plus facile de s’endormir que de ressentir une véritable décharge d’adrénaline. Maytag n’y avait plus goût depuis que son protecteur lui avait fait découvrir la perdition luxurieuse dans laquelle il le plongeait, en le possédant si complètement et si frénétiquement que toute douleur s’évanouissait, au profit d’un long frisson prolongé le long de l’échine et d’un affolement complet du bon sens. Theodore avait fini par percevoir les geignements annonçant que le môme arriverait bientôt à terme. Ca n’avait pas été bien long du fait de ses précédentes sollicitudes… Sa main droite avait claqué sur une cuisse, et il l’avait saisie pour accentuer encore l’intensité de la pénétration, forçant un peu plus son protégé contre le mur. De son côté, il lui restait encore un bout de chemin à faire mais, bon prince, il n’y était pas allé à l’économie pour contenter au maximum les derniers instants de son petit dépravé. Le temps d’entendre une inspiration vive et de sentir la main serrer à nouveau sa chair derrière le plat de la lame, T-bag se jetait sur sa bouche pour y plaquer la main. Dieu merci Maytag savait à présent contenir ses débordements lorsqu’ils étaient voluptueux – « Si tu as des compliments à faire, fais-les dans le creux de l’oreille » lui avait-il répété – mais le petit vaurien n’avait jamais appris à jouir en silence, ce qui était fort problématique quand il ne pouvait pas lui enfouir la tête dans l’oreiller.
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Cerisette
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 6 Fév - 20:34

Son mignon avait gémi tout son saoul derrière les longs doigts qui le bâillonnaient, tendu par le paroxysme ; T-bag avait apprécié la sensation de pression autour de son sexe, et le liquide chaud qui avait trempé le bas de son tee-shirt avait stimulé sa lubricité au point qu’il doive se mordre la lèvre pour garder une bonne maîtrise de lui-même. Il avait ralenti la danse le temps que Maytag reprenne ses esprits. La mollesse bienheureuse qui suivait l’orgasme détendait quelques instants tout son corps et le faisait encaisser dans le vide. Au bout d’un moment, le chef de l’Alliance avait senti des caresses le long de son dos, et su que son favori était redescendu. C’était là une chose qui l’avait relativement perturbé les premières fois, sentir qu’on lui prodiguait volontairement du bien-être pendant cette activité. Il était si habitué aux bras pliés contre lui, aux mains qui poussaient pour l’éloigner, que les paumes timides de Jason l’approuvant et le gratifiant avaient eu des résonances vraiment incongrues dans sa chair. Bien sûr il avait eu l’occasion de faire l’amour par le passé, selon cette expression à la fois sirupeuse et obscène des personnes libres. Teddy avait connu l’accueil et l’échange de bons procédés, avait bercé aussi tendrement qu’un putain d’ours en peluche, pour reprendre la fine analogie de Maytag. Ca n’avait rien de semblable. T-bag baisait, point-barre. Les caresses de son protégé ne s’inscrivaient pas dans le commerce convenu des amants, elles n’étaient même pas vraiment sexualisées. Elles correspondaient en un sens au toucher clanique qu’il appréciait naturellement, simplement colorées du statut de Maytag. Elles propageaient le même type de confiance. Le meneur blanc avait à nouveau lâché un soupir en plongeant au creux de son mignon. La chair fraîche était décidément une belle chose. C’était là tout ce qu’il lui restait, mais c’était un ultime privilège qui lui donnait toujours envie de se lever le matin, et chaque jour il remerciait Dieu d’avoir fait le derrière des jeunes garçons d’une viande si fondante et si pressante. Il était probablement trop sensible à ce genre de dégustations, avait-il songé lorsque la vague d’euphorie sexuelle l’avait soulevé. Il avait agrippé les hanches de son petit bonhomme pour s’élancer dans l’escalade précipitée de la conclusion. La couchette s’était acharnée un moment contre le mur de la cellule ; T-bag s’était crispé sur les derniers soubresauts de son bas-ventre contre celui de Maytag, avant de relâcher ses muscles et son souffle. La jubilation physique l’avait parcouru, déstabilisant la longue expiration qu’il déchargeait en sentant le plaisir grouiller en lui. Et soudain la béatitude avait été déchirée par une lacération, sur son côté gauche. Une brusque aspiration entre ses dents serrées. La chaleur du sang qui coulait sur sa peau avait ajouté au charme des dernières bribes de sa jouissance ; il avait répliqué par trois coups de reins conclusifs, la lèvre mordue, pour ne rien perdre de cette alliance de douleur exquise et de satisfaction.

Pour quelques instants, il s’était accordé de reposer son front sur l’épaule encore couverte de son giton, le temps de remettre grossièrement en ordre les battements de son cœur. Puis il s’était retiré, avait remis son caleçon en place et, encore un peu haletant, avait vaguement tapoté la tempe de Maytag du plat de la main, avec l’affection qui lui était propre.
- Woo-heee… avait-il lâché en se redressant, tout en retirant son tee-shirt ensanglanté. Tu ne m’as pas loupé, mon salopiot !
A l’arrière de son flanc, une belle entaille sanguinolente venait prouver que ses leçons sur l’art d’utiliser une lame avaient fini par porter leurs fruits. Le jeunot souriait, l’air content de lui.
- Tiens, rends-moi ça petit, ça suffit les conneries… avait décrété son maître sur un ton complaisant, en lui reprenant le petit morceau de métal.
C’était une bonne chose que Maytag ait tenu à cette coupure. Cela signifiait qu’il s’était finalement fait à l’idée d’être éloigné. Le pauvre petit voulait laisser une trace de son passage, c’était légitime ; mais ce faisant il acceptait le départ. Theodore s’était servi de son tee-shirt pour éponger le sang, et s’était allongé un peu plus loin, le tissu roulé sous lui afin de maintenir la pression sur la plaie. Il s’était reposé ainsi un moment. Il aimait pouvoir profiter de l’harmonie qui suivait les parties de pattes-en-l’air. Se sentir ainsi vidé, détendu, comblé, c’était inestimable pour pouvoir gérer son environnement la tête froide et prendre les sages décisions pour la famille, sans être perturbé par de vaines irritations susceptibles de lui donner un comportement instable. Il ne se rendait d’ailleurs jamais à ces petites réunions au sommet qui rassemblaient parfois les chefs de gangs sans passer par les bons soins de Maytag ou de son autre giton du moment. T-bag était persuadé que la trop grande excitabilité de Trumpets jouait pour beaucoup dans le fait qu’ils s’y fassent régulièrement couillonnés, lui et sa grande gueule de nègre.

Quelques délicieuses minutes plus tard, il avait senti du mouvement au-dessus de lui, et avait ouvert une paupière pour rencontrer la frimousse et la houppe familières : son mignon le scrutait de tout le bleu de ses yeux.
- Où tu crois aller comme ça ? avait marmonné Bagwell d’une voix pâteuse. Ne me dis pas que ça te manques d’être au-dessus, je ne te croirai pas.
Le môme avait esquissé l’un de ses habituels demi-sourires.
- Non. Ce qui me manque, c’est surtout la bouffe haut de gamme. Je suis au-dessus pour vérifier que tu t’endors pas, parce qu’on a encore du pain sur la planche… et un peu pour te faire chier, aussi.
- Sale gamin…
Sur ce, il l’avait saisi par la chemise et l’avait brusquement fait basculer vers le vide, comme pour le jeter en-bas de la couchette. Le jeune homme avait échappé un cri en se cramponnant à son épaule, mais T-bag l’avait finalement balancé de l’autre côté, sur le matelas. Maytag s’était mis à rire, fidèle à son inquiétante frivolité enfantine. Il avait retenté de lui grimper dessus, juste pour s’amuser, mais le leader blanc l’avait repoussé vaillamment.
- Assez, mon garçon ! Je ne suis pas un satané manège, la prochaine fois tu passes par-dessus bord.
Theodore avait fini par rouler au-dessus de lui pour le tenir tranquille.
- Et cesse de rire bêtement. Si Trokey doit nous entendre glousser comme des collégiennes à leur première soirée pyjama, laisse-moi te dire que demain sera riche en perfidies.
La comparaison avait redoublé l’hilarité du jeunot, tordu de rire sous lui. Son maître avait levé les yeux au ciel, comme pour implorer son aide, se demandant s’il avait plus de chances de calmer le gamin en lui collant sa main dans la figure ou entre les jambes.
- Pauvre Trokey ! s’était exclamé Maytag en baissant d’un ton. C’est ta faute aussi : après le concert de percussions que tu lui as offert, il risque pas de faire gentiment dodo à l’heure qu’il est !
- Oh, ça fait pas de mal à Trokey de m’entendre baiser de temps en temps, avait répondu T-bag en écartant le problème d’un petit geste évasif. Je fais ça pour son bien.
- Oui, ça avait l’air ! En tout cas viens pas te plaindre après s’il se comporte comme un mal-baisé dans la cour.
- Fillette, Trokey se comporte comme un mal-baisé parce qu’il n’a pas tiré son coup depuis trois ans, c’est différent.
- … Ouais ben, pas avec les peaux de banane de la cantine, en tout cas.
Ils s’étaient mis tous deux à ricaner comme une paire de hyènes à l’évocation de ce souvenir douteux. Retrouvant son calme, Bagwell avait posé la main sur la poitrine du garçon.
- Garce, avait-il lancé avec connivence.

Il avait ensuite basculé nonchalamment sur le côté, grimaçant un peu en sentant le tiraillement de sa plaie, et ils étaient restés tranquilles un moment. Voyant le regard fixe de Maytag levé vers le plafond bas, il lui avait demandé :
- Qu’est-ce que tu regardes comme ça, petit ?
- Rien, juste une tache. Y a une tache en forme de guitare au plafond. J’aimais bien la regarder quand je m’ennuyais. Ca faisait partir mes pensées sur d’autres choses.
Le jeune détenu avait expliqué tout cela sur un petit ton mélancolique presque attendrissant. Theodore avait plissé les yeux pour localiser la forme en question parmi les traces de la grisaille crasseuse du plafond.
- Ca ressemble plus à une poire blette si tu veux mon avis, fillette.
- … Tout de suite ça stimule beaucoup plus l’imagination.
- J’ai beaucoup d’imagination pour certaines choses.
- Oui… j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte.
Après quelques instants de silence un peu curieux, ils avaient perçu le bruit sourd de la pluie qui s’abattait en grosses gouttes sur le toit de taule de l’Aile A. C’était un bruissement serré et régulier plutôt agréable, et qui faisait presque apprécier un instant le fait d’être calfeutré dans une cellule, mais le leader de l’Alliance avait grogné en pensant au lendemain :
- Quelques ondées sur l’Illinois. Les détenus seront forcément de sortie bientôt pour avoir le privilège de s’imbiber de la tête aux pieds et d’arpenter un sol plus mou que la bidoche spongieuse du Capitaine Bellick…
- On pourra pousser Wangler dans la boue, avait remarqué son codétenu.
Le visage de T-bag s’était fendu d’un sourire irrépressible. Il avait attiré Maytag à lui. Ce gosse avait décidément un fort potentiel réconfortant à tous points de vue.
- C’est si détestablement infantile… Ca me plait, avait-il soupiré en caressant rêveusement les petites fesses potelées sous la chemise du garçon. En attendant, petit, tu parlais de pain sur la planche.. ?
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Shalimar
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 6 Fév - 22:01

Je sais pas si je te l'avais déjà dit Cerisette mais tu as aussi beaucoup de talent.
Ce que écris sur T-bag correspond vraiment à ce qu'il est(c'est l'impression que ça me fait)
Wouha vivement la suite!
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 6 Fév - 22:33

Je suis d'accort avec Shalimar ! ^^
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Shalimar
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 6 Fév - 22:34

Et c'est toujours aussi plaisant de la lire!
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Cerisette
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MessageSujet: Re: "Entre"   Ven 8 Fév - 15:37

Merci les filles! ^^

Shallimar, contente que mon T-bag soit fidèle à tes yeux. Et grand tant mieux si tu as pris plaisir à lire cette petite scène affriolante... whistlin
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MessageSujet: Re: "Entre"   Jeu 21 Fév - 0:40

Faut trop que tu ecrive une suite, je suis fan ^^
XD
Srx t'es trop douée en écriture
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MessageSujet: Re: "Entre"   Jeu 17 Avr - 10:38

Petite suite transitive où l'on retrouve Tweener au lendemain de la soirée où on l'avait laissé! L'occasion de réaliser à nouveau avec une certaine amertume combien ce perso est inintéressant.
J'espère que ça ne se verra pas trop dans ce chapitre... Quoi qu'il en soit, et puisqu'il faut bien continuer à distordre et triturer la chronologie, la suite prochaine sera l'occasion d'un flash-back sur le début de cette matinée, et on en saura un peu plus sur la dure nouvelle vie de notre mini rappeur blanc préféré.





Profitant de la pause de fin de matinée lors de laquelle on leur permettait de déambuler dans le bloc, T-bag monta retrouver un autre détenu au deuxième étage, suivi de ses deux principaux seconds et, bien entendu, de Tweener. Il s’agissait de parler affaire. Lorsqu’il arriva aux abords de la cellule 53, Jaz Hoyt l’accueillit par une salutation hybride entre la poignée de main professionnelle et la tope de camaraderie. C’était un gros biker qui cachait sous ses tatouages impressionnants un visage assez boniface, et couvrait son crâne rasé d’un bandana. La rumeur voulait qu’il ait quelque bonne marchandise en magasin, de la came chère mais de bonne qualité. T-bag lui-même n’était qu’un adepte occasionnel et insistait auprès de ses hommes sur le fait qu’il ne voulait jamais en voir un raide mort pendant les heures de sortie. Mais les drogues étaient l’un des rares plaisir qu’il aurait été idiot de vouloir leur enlever. Ces voyous en avaient besoin pour continuer à prendre la vie du bon côté, et une partie de ses revenus provenait de la mise en circulation de ces petits bonbons magiques, qu’on lui vendait au prix de gros. Les négociations furent serrées mais discrètes à l’intérieur de la cellule, tandis qu’un autre motard aux longs cheveux crasseux surveillait l’entrée. Ne pas manger du pain noir de la population afro-américaine dominante présentait en l’occurrence un désavantage : cela réduisait les fournisseurs potentiels et autorisait ces derniers à se montrer plus durs sur le marchandage. Bagwell s’en tirait correctement, mais à plus de frais que les autres chefs de gangs… Du reste, Hoyt restait son grossiste favori. Peu de choses séparaient les aryens des bikers ; les deux clans étaient la plupart du temps en très bons termes et ne rechignaient pas à se faire une fleur de temps en temps. Jesus était un chicano bourru et pragmatique, mais T-bag préférait limiter le fric qu’il lui donnait aux friandises que le latino dealait à la sauvette en cuisine. John Abruzzi, quoique son partenaire dans l’ancestral contentieux qui opposait les noirs aux blancs, éprouvait pour sa personne une aversion palpable. Peut-être était-ce le fait que son ascension à Fox River avait fini par lui faire de l’ombre ou le tableau de chasse sordide qu’il traînait dans son sillage – comble de l’hypocrisie de la part d’un homme qui avait dû détruire plusieurs dizaines de familles... T-bag aimait pourtant bien John. Il avait le mérite d’être l’un des rares individus en ces lieux dont l’esprit n’insultait pas son intelligence. Theodore estimait beaucoup l’autorité latente que sa présence dégageait, tout en étant contraint de chercher à la grignoter et la remettre en cause, dans l’intérêt de sa propre puissance. Le parrain italien se montrait cependant trop dur en affaire avec lui, ce qui était dommage mais inéluctable.

Lorsque le marché fut conclu, les trois membres de l’Alliance emplirent divers replis plus ou moins douteux de leurs uniformes d’une première cargaison. Les doses en surplus furent fourrées avec la dernière désinvolture dans le caleçon d’un Tweener muet, ainsi promu au rang de caddie à commissions.
- Joli petiot, complimenta Hoyt en tamisant son vocabulaire, sachant que T-bag n’appréciait guère que l’on se réfère à ses mignons en des termes trop vulgaires.
- J’te remercie, répondit distraitement le meneur blanc en lui serrant la main. Georgie, tu patientes ici un instant avant de descendre, mon gars ? Drake, si tu pouvais te rentrer dans ta nouvelle cage jusqu’à ce qu’on aille casser la croûte, y en a pour dix minutes. Tu dispatcheras à ce moment-là.
- Okay, patron.
Bagwell jeta un coup d’œil au dehors pour vérifier que l’étage était déserté par les matons.
- Je suis quand même ébahi qu’ils t’aient collé à-côté de Scofield. Tu les as payés, pour ça ?
- Si je les avais payés, je serais dans la même cellule, répondit le costaud en se grattant la barbe.
- Oooh estime-toi déjà heureux de pouvoir t’endormir tous les soirs au son de cette voix, répliqua Theodore sur un ton gaulois. A plus tard, les gars.
T-bag sortit de la cellule, Tweener sur ses talons, et se dirigea vers le bout de l’étage de sa démarche languide. Gueule-d’Ange se tenait sur le seuil de la cellule 40, et jeta sur son passage un regard plus noir et plus glacial qu’à l’accoutumée. La beauté lui avait fait une scène le matin-même dans les douches et lui gardait sans doute encore rancune pour l’incident. Qu’elle était fielleuse ! Theodore répondit à tant d’austérité par une œillade volontairement énamourée, prolongeant la provocation jusqu’à ce qu’il l’eût dépassé tout à fait. Il descendit nonchalamment l’escalier à pas décrochés en massant pensivement sa pommette gauche un peu endolorie, et rejoignit ses hommes qui traînaient aux abords de la rangée d’en face.

Lorsque Bellick les invita à passer à table d’un tonitruant « AU GRAILLON, MESDEMOISELLES ! », les détenus se dirigèrent paresseusement vers la porte de l’aile A pour se rendre à la cantine. Tweener n’avait toujours pas bronché depuis le milieu de matinée, ce qui était une remarquable performance. Indubitablement l’enseignement allait porter ses fruits. T-bag le laissa se débrouiller avec son plateau et constata avec satisfaction que le jeune wigger, en l’absence de permission, ne lâcha pas la poche. Il s’installa à l’une de leurs tables habituelles et, lorsque Lycan prit place à-côté de lui, gratifia sa cuisse d’une tape amicale recelant deux ou trois doses immédiatement récupérées. Se saisissant ensuite de l’inévitable carafe Duralex posée sur la table, il la pressa distraitement contre la poitrine de son giton et demanda :
- Tiens, Cosette, soit mignonne : va nous chercher de l’eau.
Tweener fut aussitôt debout, prompt à répondre à l’ordre et également à se libérer de cette proximité forcée, même pour quelques instants. Dans sa hâte, sa chaise accrocha les pieds d’un autre détenu et en se levant d’un bond il heurta vivement un bras légèrement bistré, envoyant voltiger le contenu d’un plateau sur le sol. Il n’attendit pas longtemps les jurons et la baffe subséquents.
- Mais quel petit con, c’est pas vrai !
Tweener encaissa. C’était une bonne claque rustaude et excédée, mais il s’en était mangées des pires dans le quartier où il avait habité.
- Désolé…bafouilla-t-il avec son accent de la zone. T’excite pas, mec, j’vais rama…
- Allons allons allons, inutile de s’énerver…
T-bag se levait pour s’interposer, s’adressant à l’autre membre de l’Alliance d’une voix aimable mais où perçait un reproche presque peiné :
- Ricardo tu sais bien que je suis le seul à punir ces polissons…
- Mais ton petit singe blanc est un vrai manche à couilles, regarde, y sait pas mettre un pied devant l’autre correctement ! pesta l’autre détenu.
Le sourire amène de Bagwell s’évanouit ; tout miel avait disparu de son ton lorsqu’il répliqua :
- Pour être honnête, je me soucie de ton opinion sur le sujet comme de la première culotte de ta petite sœur. Est-ce que je dois te prendre par la main pour t’expliquer que ce gosse a une fonction, et que si tu me l’abîmes toi-même il remplira mal cette fonction ? S’il t’importunes dans mon dos, tu viens me le dire, c’est aussi simple que ça. En attendant tu n’y touches pas et tu vas poser ton cul sur cette chaise, comprende hermano ?
A la table, Maël sourit derrière sa fourchette. La question rhétorique formulée en espagnol venait rappeler au métisse qu’il restait plus basané que le petit singe blanc, et qu’il était par conséquent le dernier à avoir son mot à dire sur les mauvaises habitudes africanisantes de ce dernier. Avec à peine quelques mois d’ancienneté, Maël se trouvait déjà plus estimé au sein de la famille que le pauvre Ricardo, qui en faisait partie depuis deux ou trois ans. Quand lui avait la jeunesse goulue et racée, la fibre aryenne dans l’âme et jusque dans la clarté de son physique, les promesses de débuts précoces, cet homme brun et trapu resterait à jamais le demi-mexicain mal assumé, l’hybride qu’on avait accepté par charité en récompense de services assidus, le bon gars contrarié à qui on ne pourrait malheureusement jamais tout à fait se fier… C’était injuste, mais tellement justifié ! Krone aimait bien le voir un peu rabroué : il était gratifiant de savoir qu’il avait déjà plus de valeur que certains camarades qu’il avait dû respecter religieusement à son arrivée. T-bag renvoya Tweener à sa mission en le poussant gentiment dans la direction des fontaines à eau, une main posée à l’arrière de son crâne. Apolskis fila sans demander son reste, puisque le chef semblait vouloir laisser à Ricardo la tâche de ramasser les dégâts. C’était plutôt troublant de se voir défendu par quelqu’un qui sévissait contre vous, et protégé par un groupe qui vous témoignait de l’hostilité. Pour l’heure, David n’était pas certain de se sentir plus en sécurité qu’avant de s’être offert en sacrifice au meneur de l’Alliance.

Au moment de quitter le réfectoire, Bagwell se tourna vers Samuel en extirpant un billet de sa poche droite.
- Tiens, Maël, tu peux aller demander à nos amis chicanos mes petites douceurs habituelles plus une bouteille de whisky ?
- Eh ben, j’ai bien l’impression qu’on va faire la fête, cet après-midi… déclara le blondinet en empochant l’argent.
- Hmm ça se pourrait… laissa entendre le chef de meute avec un sourire guilleret. Et tu ne nous prends pas du tord-boyau pour l’occasion, chérubin ! Je t’ai donné assez pour nous ramener de la qualité, alors ne laisse pas ces bouffeurs de haricots te refiler la bibine qu’ils bricolent en cuisine avec les restes de soupes.
Maël sourit d’anticipation. Il n’était pas amateur d’alcool mais savait que lorsque l’on s’en procurait pour le groupe, c’était qu’un petit lynchage organisé se profilait à l’horizon. C’était moins palpitant qu’une bataille dans les règles de l’art, mais plus distrayant de par la réduction du danger. Cela atténua considérablement la légère irritation que provoquait le fait d’être toujours désigné pour aller faire les courses alimentaires de T-bag dans l’arrière-cuisine. C’était toujours à lui d’aller chercher les cacahuètes préférées de Monsieur et, quelques temps plus tôt, les esquimaux que son chouchou pourri-gâté passait son temps à sucer dans la cour les après-midi ensoleillés. Bagwell prétendait que le cuistot qui s’occupait la plupart du temps du petit commerce avait un faible pour lui, et qu’il n’imaginait pas les prix que ce Henrique lui faisait à-côté de ce que les autres devaient débourser. Quand il mettait cet argument sur le tapis, Samuel se contentait de se renfrogner et cessait de lui lancer des regards accusateurs lorsqu’il déposait quelques pièces de monnaie dans sa paume.


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Cerisette
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MessageSujet: Re: "Entre"   Jeu 17 Avr - 10:39

Un homme de main qui le connaissait désormais bien le fit entrer dans les cuisines et il alla s’accouder au petit comptoir où s’effectuaient les échanges, juste à-côté d’un immense bac à vaisselle. Il patienta quelques instants, écoutant les cris des détenus en tablier qui s’affairaient sur le carrelage glissant, jonché de quelques reliefs de nourriture. Il entendit bientôt des pas lourds arriver derrière lui et une brute mal dégrossie le bouscula, sans méchanceté, mais avec la plus totale absence de considération, grognassant :
- Un peu de place pour John Abruzzi, gamin.
Maël tituba légèrement sur le côté, mais reprit bien vite l’équilibre pour se lancer de tout son poids contre la masse qui l’avait délogé, réussissant tout juste à l’éloigner assez pour récupérer sa place. Ce n’était pas un sous-fifre bedonnant qui allait lui manquer de respect aussi facilement. Le bonhomme, un instant déconcerté par un tel toupet, l’attrapa sans ménagement par le collet et vociféra :
- Non mais dis donc y veut aller récurer les fonds de casserole avec son joli crin blond, çui-là ?
- Pussy !
La voix ferme et placide qui venait de se faire entendre appartenait à un homme grand à l’allure tranquille, qui s’avançait vers eux sans empressement, les bras ballants de chaque côté de son corps robuste mais longiligne, encadré par deux hommes de main. John Abruzzi lui-même.
- Lâche notre ami. Tu t’es montré grossier avec lui alors qu’il ne nous avait causé aucun tort. « Heureux les artisans de paix », pas vrai petit ?
Krone se dégagea de la prise relâchée du caïd et lissa dignement son tee-shirt en lui jetant un regard mauvais.
- Oui, mais « cette fois je ne serai pas coupable envers les Philistins, si je leur fais du mal »… répliqua-t-il à Abruzzi.
Le patron italien inclina la tête sur le côté avec un sourire intéressé.
- Comment tu t’appelles, petit ?
- Maël.
- Allons… ton véritable nom ? Ceux qui se présentent sous un sobriquet qui n’a pas été sanctifié par le Seigneur font tenir leur force à bien peu de chose, tu ne crois pas ?
Le jeune homme parut hésiter un instant, puis répondit :
- Samuel.
- Ah, le divin prophète. Pour ma part je m’en tiens aux classiques. Les bonnes vieilles méthodes restent souvent les meilleures… Mais toi tu sembles t’y connaître en Ecritures, à moins que tu ne touches qu’à un seul précepte… ?
La légère pique insidieuse fit sourire Maël.
- Tu serais surpris…

A cet instant Henrique apparut de l’autre côté du comptoir, un torchon à la main. Il commença par remarquer la présence de Krone et lui rendit des hommages radieux :
- Salut Maël, ça fait plaisir de t’voir !
Puis constatant aussitôt qu’Abruzzi se tenait derrière, il enchaîna :
- Ah, John, bien le bonjour. Qu’est-ce que je te sers ?
Samuel fronça le nez, mortifié. Pourquoi ce mafioso aurait-il dû avoir ainsi des passe-droits jusque dans la queue des cuisines ? En tant que représentant de T-bag il aurait tout de même mérité qu’on le prenne en compte !
- C’est bon, Henrique, fais passer le gamin, répondit le parrain.
Il n’avait pas mis dans sa voix une once de condescendance, mais cette courtoisie dénuée d’arrière-fond ne rendait que plus humiliante l’admirable noblesse avec laquelle il donnait à Maël cet « après-vous », quand le jeune homme devait ruer pour seulement tenter de se faire respecter. Le lion faisant grâce au rat…
- C’est la commande de T-bag ? demanda le latino.
- Ouais, et il voudrait une bouteille de whisky en plus. Il a insisté sur le fait que ça devait être du bon. Pas de camelote !
- Oh, tu me vexes. J’ai pas l’habitude de lui vendre de la pisse en bouteille, lança Henrique en s’éloignant vers la partie voisine des cuisines.
Là, il déplaça une étagère d’ustensiles afin de soulever l’un des carreaux du carrelage, sous lequel se trouvait une petite cache connue des cuistots seuls. Il en tira un whisky véritable acheminé en douce par les livreurs du camion de nourriture, et s’approcha ensuite du grand seau en plastique qui contenait les arachides caramélisées dont le leader de l’Alliance était friand. Il en remplit deux sachets de récupération, l’un à ras-bord, l’autre au quart, et retourna à ses clients. Krone lui paya la somme convenue, et Henrique lui dit en ajoutant les quelques cacahuètes supplémentaires qu’il avait préparées :
- Tiens, ça c’est pour la course.
Maël ne répondit rien, mais prit tout de même le sachet qui lui était destiné pour le fourrer dans sa poche avec celui de T-bag ; il remonta ensuite la fermeture de son blouson sur la bouteille d’alcool. Cette tâche avait tout de même quelque chose d’assez dégradant… Et tout ça parce que ses ganaches de gitons étaient trop peu dégourdis pour rester seuls et entiers plus de quatre minutes ! Quelle pitié.
- A bientôt, Samuel, lança John Abruzzi.
Ce sale petit gaillard arrogant lui était sympathique, en un sens. Il sentait en lui un peu le même culot et la même frustration que ceux de sa jeunesse, quand il n’était encore qu’une petite frappe pleine d’ambition mais qui devait se cantonner aux tâches ingrates sans la moindre reconnaissance à la clé. La hiérarchie était quelque chose d’un peu difficile à avaler quand on se trouvait du mauvais côté de l’échelle… a fortiori si on avait son mot à dire, comme cela semblait être le cas de ce jeune blanc-bec.
- Je suis pas sûr qu’on va se revoir de sitôt, répliqua le jeunot avec une certaine rancœur.
- Et pourquoi cela ?
- Parce qu’un protestant et un catho qui causent Bible, ça se termine souvent mal…
A ces mots, le visage mal rasé d’Abruzzi se fendit d’un sourire amusé et sourdement intimidant, découvrant les dents. Il répondit alors avec aplomb :
- Tout ça ce n’est que des peccadilles, mon p’tit gars. Rien que des petites querelles de bénitier pour occuper les curés entre deux confesses de nos bourgeoises…
Sur ce, il ôta le crucifix qu’il portait autour du cou et passa la fine chaîne dorée autour de celui de Samuel.
- Attends, qu’est-ce que tu fais ?
Le garçon n’eut même pas le temps de protester qu’il se trouvait déjà orné de l’un des effets personnels de l’ex-parrain de la mafia locale.
- Toi et moi on est sous la protection du même Dieu, c’est ça qui compte ! lança l’italien sur un ton aussi jovial que solennel en pressant deux doigts assurés sur la croix qui pendait désormais sur la poitrine du jeune aryen, au-dessus de la bouteille d’alcool fort.
Maël resta un instant interloqué, interrogeant du regard l’expression amicale mais outrageusement autoritaire de John Abruzzi, n’osant même pas retirer le petit symbole métallique pour tenter de le restituer à son propriétaire. Il se racla la gorge et finit par balbutier quelques mots de salutation avant de prendre congé, non sans glisser le crucifix à l’abri dans son tee-shirt. T-bag lui faisait vraiment accomplir des besognes dégradantes…
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Shalimar
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MessageSujet: Re: "Entre"   Jeu 17 Avr - 23:41

Cool une suite!
J'ai eu du mal à reprendre le fil de l'histoire lol
Abruzzi est fidèle à la série,je l'imagine bien parler comme tu l'as écrit.
Bravo!
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Willow
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MessageSujet: Re: "Entre"   Ven 18 Avr - 12:53

Merci Cerisette pour cette super suite ! =)
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Cerisette
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MessageSujet: Re: "Entre"   Jeu 24 Avr - 11:39

Merci d'être fidèle au poste, Willow! ^^

Ah, je suis très contente que mon Abruzzi t'ait paru crédible, Shalimar! Merci pour la review... Eh oui, j'admets que je m'amuse à tortiller la chronologie, mais c'est plus ou moins volontaire... ça permet souvent de faire des parallèles entre les situations présentes et passées.

Un petit récapitulatif pour y voir plus clair:


Débuts entre T-bag et Tweener (1er jour - 2eme jour dans la matinée)

Flash-back sur l'arrivée de Maël à Fox River, alors que T-bag est encore avec Maytag

Tweener cache la lame de rasoir, T-bag lui fait confiance pour prendre la bonne décision (2eme jour dans l'après-midi)

Flash-back sur la rencontre de T-bag et Maël

Tweener coupe la zigounette d'Avocado, et flippe parce que ce dernier refuse de le dénoncer, pour pouvoir le finir lui-même. Il comprend qu'il est coincé et prend la poche de T-bag (2eme jour au soir - 3eme jour - 4eme jour dans la matinée)

Flash-back sur le "baptême" de Maël: Teddy lui apprend ce qu'il faut sur les petites abeilles et les petites fleurs en obligeant Maytag à lui donner son premier orgasme. Woopee!

Saint-Michael essaie de s'en mêler, mais Tweener finit tout de même dans la cellule de T-bag. (4eme jour en fin de journée)

Flash-back très loooong sur la dernière soirée que T-bag devait passer avec Maytag, avant de prendre Maël comme nouveau giton. (Manifestement, il y aura une couille dans le potage, puisque à l'heure actuelle Maël ne tient pas la poche de Bagwell... mais pour l'instant, vous n'en savez pas plus.)

Retour à Tweener le lendemain de sa première nuit dans la cellule 16. Nous sommes en fin de matinée - midi. (5eme jour)


Valààà. J'espère que ça t'aura aidé à recadrer un peu tout ça. Je sais que c'est facile de se perdre avec tous ces retours dans le passé.
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 4 Juin - 0:13

Merci pour ce récpitulatif.
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 25 Juin - 11:43

Alors, pour bien mettre les points sur les i (ou, comme dirait nos amies anglo-saxonnes, "barrer les T..." ^^), je vous avais laissé sur le début d'après-midi, voici un flash-back sur le début de matinée de Tweener (5eme jour)


Maël arriva dans la cour et se dirigea vers les gradins de l’Alliance. Les gars semblaient absorbés par le récit que leur offrait Alex, à califourchon sur le banc du bas, et Bagwell l’écoutait en souriant à pleines dents. Seul Tweener gardait un air renfermé et maussade, assis à-côté de son nouveau maître. Le morveux s’était fait donner une bonne leçon le matin même, dans les douches.


Au début, il avait simplement été chargé de laver le dos de T-bag pendant que ce dernier s’entretenait avec Drake de ce qui semblait être un funeste projet. Le leader blanc profitait toujours de la présence d’un giton à sa botte pour s’épargner les contorsions grotesques qu’exige une toilette correcte des épaules et de l’échine. Maël avait regardé d’un œil amusé le petit rappeur poser les mains sur la peau de Bagwell avec une répugnance évidente, et s’était arrangé pour saisir des bribes du conciliabule qui se déroulait entre les deux têtes de clan.
- Il va me falloir un nègre pour cet après-midi, avait glissé T-bag.
- Quel genre tu veux ? avait demandé son second.
- Pas le gars d’un gang. Je veux limiter les dommages collatéraux, il s’agit seulement de nous trouver un cobaye.
Drake avait lancé un coup d’œil à la ronde, puis avait suggéré :
- Pourquoi pas çui-là ?
Samuel avait suivi son regard, pour apercevoir un noir d’une quarantaine d’année qui s’essuyait la figure dans sa serviette. Aucun tatouage visible ne marquait son corps, ses yeux étaient fuyants et il était là depuis moins d’une semaine.
- Parfait, avait conclu le meneur suprémaciste.
Au même instant, Tweener avait tenté de se retirer près de sa propre douche, son sale boulot accompli, mais T-bag l’avait chopé par la taille en moins de temps qu’il n’en faut à une mante pour saisir un misérable insecte.
- Où tu vas, mon trésor ? Laisse-moi te retourner la faveur…
- Nan ça va mec, j’peux m’débrouiller tout seul, avait répondu la petite frappe en s’agitant un peu.
- Il faut que tu perdes cette agaçante habitude de me donner du « mec » dans chacune de tes phrases, mon bonhomme. J’ai pas besoin que tu me rappelles toutes les secondes que j’en suis un.
- Ouais, tu parles… avait maugréé Apolskis.
Bagwell l’avait fixé un instant, puis sans un mot l’avait saisi à la gorge pour l’entraîner dans un recoin de mur quelques pas plus loin. Tweener avait protesté énergiquement, ses pieds dérapant sur le carrelage, mais la prise autour de son cou et de sa mâchoire paraissait sans réplique.
- Laisse pas infuser trop longtemps, on doit voir les motards à 10h et demi, avait simplement lancé Drake derrière les vociférations du jeunot.

Maël s’était dévoué pour aller faire le guet ; nouant sa serviette autour de sa taille, il était allé s’asseoir sur le demi-mur derrière lequel T-bag dissimulait souvent ses méfaits. Il avait entendu le son d’un corps qui glisse et s’abat sur le carrelage, puis le chantonnement traînant de la voix de Bagwell.
- Manifestement tu as très envie de jouer à un petit jeu qui s’appelle « pourquoi ne pas ouvrir la bouche inconsidérément ».
- Lâche-moi s’te plaît, j’le f’rai plus ! avait couiné désespérément sa proie.
- Reste tranquille maintenant…
Les bruits sourds et frénétiques d’une lutte et des membres cognés contre le sol mouillé des douches, comme un poisson se démenant hors de l’eau. Puis une seule syllabe, qui concentrait toute l’humiliation nécessaire.
- Lèche.
- Va t’faire foutre ! avait cinglé le jeune homme juste avant de produire un son étranglé.
- Lèche, misérable petit rebus hybride ! avait sifflé T-bag.
Après quelques derniers couinements de gorge serrée, le silence s’était fait quelques instants. Maël avait laissé son regard sillonner la salle carrelée, attentif à toute menace éventuelle. Il aurait été facile de s’en prendre en traître au meneur du clan lors de ses petites turpitudes dans les douches, si personne ne s’était occupé de veiller au grain.
- Voaalà… Ca c’est un bon garçon… avait-il fini par susurrer, un sourire cruel dans la voix.
Samuel avait glissé un œil par-dessus son épaule pour voir le jeune wigger maintenu au sol par les jambes de Bagwell, les genoux de part et d’autres de son crâne, un pouce s’insinuant entre ses mâchoires.
- Tu vois, Tweener, l’inconvénient quand on ouvre la bouche au moment inopportun, c’est qu’on ne sait jamais ce qui peut finir par y tomber… avait poursuivi T-bag sur un ton doucereux.
Krone s’était retourné et avait rencontré les yeux de Scofield à quelques mètres. Il s’était tendu instantanément. Gueule-d’Ange était resté planté là, le visage froissé par la contrariété et la frustration. Il semblait peser le pour et le contre d’une intervention stupidement héroïque, aussi Maël lui avait-il adressé un regard d’avertissement en se préparant à cueillir l’intrus si cela s’avérait nécessaire. Derrière, on distinguait les reniflements misérables d’Apolskis et Scofield avait froncé les sourcils, dévisageant Samuel en secouant imperceptiblement la tête, avec un air réellement inquisiteur et presque suppliant. Le garçon n’avait pas réagi à ce regard qui lui était personnellement adressé, continuant d’engager l’autre détenu à garder ses distances.
- C’eest bien… Tu es vraiment de meilleure compagnie comme ça, tu sais ? Apprivoise un peu ce merveilleux silence et garde-le à ton bon souvenir pour plus tard, tu ferais ça pour moi petit ?
Le cri sourd et rétif de quelqu’un à qui on empoigne rudement les cheveux.
- Allez, biberonne-moi ça vite fait et finissons-en, va.
Gueule-d’Ange avait fini par se ranger contre un mur carrelé, l’air franchement malade. Maël l’avait surveillé encore une minute ou deux, jusqu’à ce que des hoquets désespérés n’annoncent l’achèvement du petit jeu de Bagwell. Il l’avait entendu se relever et conclure :
- Tu vois, Tweener, je peux être quelqu’un de très gentil… mais pour ça il faut que tu y mettes du tien de ton côté. Le marché ne fonctionne pas à sens unique.

Krone avait enfin pu cesser de faire la vigie et avait jeté ses jambes de l’autre côté du mur. Apolskis, toujours à terre, crachait sur le carrelage des douches. Il sanglotait silencieusement, le corps crispé et tremblant comme une feuille. Lorsqu’il avait vu Maël se retourner, l’expression froide et impitoyable de T-bag s’était changée en un sourire affable et tendre.
- Oh, c’est toi qui surveilles ? avait-il demandé d’une voix douce en s’approchant nonchalamment de son poste de guet.
- Oui.
- T’es pas un peu jeune pour te charger de ça ? Papa et Maman ne t’ont jamais dit de ne pas regarder par le trou de la serrure quand ils s’offraient des petites gâteries ?
Bagwell avait posé une main de chaque côté de son jeune chien de garde et, appuyé contre le mur, l’avait dévisagé avec un sourire sucré et taquin, ses yeux bordés de ridules malicieuses. Samuel avait eu un imperceptible mouvement de recul, en réaction instinctive à la proximité appuyée. T-bag voulait simplement jouer, sans doute détendu par son précédent abus ; Maël aurait presque pu voir une queue de chien remuer derrière lui…
- Si tu crois qu’ils avaient l’habitude de s’en faire… avait-il répliqué sans se laisser infantiliser.
- Vous n’avez même pas droit à la gâterie ? avait demandé le chef du clan, curieux.
- Gaspillage de semence… avait récité le jeune homme.
Theodore s’était alors accoudé au demi-mur de faïence et avait laissé un indexe nonchalant flotter au bout de son poignet inerte.
- C’est ça que j’n’ai jamais compris : la hantise de perdre le jus, de tripoter l’ustensile, Onan et toutes ces foutaises. Vous autres gens de religion on dirait que vous craignez perpétuellement de vous retrouver un jour avec les p’tits sacs vides. Ca se renouvelle là en bas, vous savez, la nature est bien faite.
Scofield était passé derrière eux pour se pencher sur Tweener dans le but de l’aider à se relever. Bagwell avait brièvement tourné la tête pour le suivre, affectant ou non un relatif désintérêt.
- Là-dessus les cathos sont plus braqués que les protestants, tu sais… avait répondu Krone en gardant un œil sur les deux autres détenus. Mais je suppose qu’il faut prendre ça comme une image. Si tu fais du plaisir une fin en soi, tu n’auras jamais besoin de te construire.
Appuyé sur sa main, T-bag l’avait observé en pouffant de rire dans sa gorge.
- Si tu fais du plaisir une fin en soi, tu auras toujours besoin de te construire ! Au contraire, le risque est plutôt de ne jamais atteindre quoi que ce soit de suprême...
- Si tu le dis…
Le sociopathe avait baissé un instant les yeux sur la serviette de Maël avec un air presque compatissant et attendri, puis avait relevé vers lui le même sourire goguenard.
- Mon pauvre garçon… heureusement qu’on t’a tiré de là, avait-il déclaré avec deux petites tapes paternes sur sa cuisse, étouffées par le linge.
A cet instant, des bruits de pieds s’emballant lourdement sur le carrelage s’étaient fait entendre. Scofield venait de se faire repousser hargneusement par Tweener, qui filait à présent en direction des vestiaires.
- Ne perds pas ton temps avec ce gamin, Beauté, il n’est toujours pas sorti de l’âge ingrat, avait lancé T-bag en passant ses bras derrière le muret.
- La ferme, avait répliqué sombrement le bleu.
- Ouuuh… très bien, si tu le prends comme ça… Mais la prochaine fois que tu viens te pencher sous mon nez et m’exposer ce derrière à couper le souffle, ne vas pas te plaindre si tu éprouves quelques difficultés à aller faire ta sissite quotidienne chez le joli docteur.
Sans prévenir, Gueule-d’Ange avait décoché un coup de poing excédé dans la figure de Bagwell. Le chef de clan, pris par surprise, en avait pratiquement perdu l’équilibre et en un instant la bande avait rappliqué avec divers beuglement de dissuasion. T-bag, une paume contre sa pommette meurtrie, avait pourtant repoussé Samuel d’une main ferme sur sa poitrine, et tenu les autres en respect en lançant à la ronde avec un sourire d’une bonne humeur incompréhensible :
- Non non on se calme, les garçons, c’est rien !
Gueule-d’Ange avait scruté le groupe de suprémacistes avec une prudence mêlée de mépris. Il avait commencé à s’éloigner du meneur blanc et ce dernier avait dû reprendre une seconde fois sa meute hésitante :
- C’est bon, laissez-le aller…
Il adressait à Scofield un sourire radieux et amusé, un peu fat, prenant manifestement un certain plaisir à l’épargner, chevaleresque malgré l’affront.
- T’as pas idée à quel point tu me dégoûtes, avait craché l’homme aux grands yeux bleus, lui montrant clairement qu’il dédaignait parfaitement sa mansuétude.
- L’histoire de ma vie, mon joli… avait répondu T-bag sur un ton léger, tandis que Gueule-d’Ange attrapait sa serviette et quittait la salle d’eau.

Maël atteignit les gradins et monta au sommet livrer sa marchandise.
- Aaah, voilà mon cher petit colporteur, dit Theodore en l’accueillant.
Krone se contraignit à ne pas faire la grimace, et s’assit un instant à-côté du chef pour lui faire passer discrètement la marchandise.
- Qu’est-ce que t’as dans l’autre poche ? demanda T-bag à qui rien de ce genre n’échappait.
- Henrique m’a filé un échantillon gratis.
- Eh bien on dirait que le bandido espère toujours la botte florentine…
- La quoi ?
Bagwell releva le nez de son sachet de cacahuètes et, tout en mâchant une première friandise, considéra simplement Maël avec un sourire moqueur et salace qui lui donna toutes les explications nécessaires. Le blondinet leva les yeux au ciel et se releva du banc pour redescendre à sa place, mais T-bag l’arrêta en saisissant délicatement la petite chaîne contre son cou. Rien, définitivement rien ne lui échappait… Il la fit glisser hors du tee-shirt pour découvrir le fin crucifix doré qui y était accroché.
- C’est quoi, ça ? interrogea-t-il.


Dernière édition par Cerisette le Mer 25 Juin - 12:31, édité 2 fois
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Willow
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 25 Juin - 12:19

Merciiiii Cerisette !!! =D
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Shalimar
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mer 25 Juin - 23:11

Merci pour cette suite! Superbe

J'adore le moment où Scofield se fait repoussé.
Là on reconnait bien T-bag quand il retient ses molosses et rigole après la "gifle" de Scofield.
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aviva
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 12:05

bon suite à une absence prolongé sur le fofo , j'ai dut relire les sept pages hier soir et je dois dire que j'ai vraiment été absorbé par ta fic OO . non ya pas à dire c'est génial , je commence même à préféré ta fic à la série ( bah oui teddy est présent 98 % du temps et les bisounours 15 % max , alors que dans la série c'est le contraire LOL )

mais juste un truc : T-bag est censé être à fox river depuis 10 mois ( c'est dit dans l'épisode flash back de la saison )
dans ce cas comment Maytag pourrait être le favori de T-bag depuis 15 mois oO ???
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:01

Oh Jeez!!

Mon Dieu, mea maxima culpa, voilà un détail sur lequel j'étais allègrement passée! Figure-toi que dans mon esprit la date de transfert de Bagwell à Fox River n'était pas précisée dans la série. Il faut dire que l'épisode des flash-backs ne fait vraiment pas partie de ceux que je regarde et re-regarde à l'infini. Teddy et Hollander ça va bien deux minutes, mais je ne peux m'empêcher de le trouver diablement pitoyable en gentil père de famille en pull-over avec le col qui dépasse... -_-.

Toujours est-il que je te remercie grandement pour cette info. Je m'empresse de ce pas d'aller corriger tout ça!

Par ailleurs, tes compliments m'ont vraiment donnés du coeur à l'ouvrage. Tu as relu les sept pages hier soir? Bigre, bonjour la soirée T-bagounet... ^^ Eh oui, je mets un point d'honneur à faire apparaître le bisounours comme un personnage tout à fait secondaire, voire légèrement exaspérant, et surtout détestablement irresponsable. Mais c'est ce qu'il est! Je n'invente rien dans ma fic quand je mets le doigt sur le fait que c'est de sa faute si Tweener s'est fait violer par Avocado. Scofield a immensément plus de choses à se reprocher par rapport à la santé sexuelle du petit que T-bag, dans la série! La différence, c'est que dans la série ils s'arrangent pour nous embobiner le tout en nous montrant combien Theodore est méchant, à courir après le pauvre Tweener en se tapant sur les cuisses, et combien Michael est superbe et généreux, à prendre le risque de le faire évader avec le groupe. Je ne fais que remettre les choses au point. ^^

En tout cas, ravie que ce changement de focus te plaise autant qu'à moi. Merci encore pour la motivation. Je devrais poster une petite suite tard ce soir. :)
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:37

http://www.prisonbreak.fr/personnages_Theodore_Bagwell_(T_Bag)-4.html

je crois que c'est extrait du livre ou du site de la fox ( j'ai trouvé ça sur plusieurs site )


Dernière édition par aviva le Mar 29 Juil - 15:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:41

Cerisette a écrit:
Michael est superbe et généreux, à prendre le risque de le faire évader avec le groupe.

Moi je crois surtout que Michael n'avait pas le choix car T.bag était toujours dans ses pieds et qu'à la longue ça l'agassait terriblement !!
Mais franchement je suis sur que Michael n'avait jamais l'attention de faire évader T.Bag avec eux car il le détestait !!
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:47

alors je sais pas ce qu'il se passe mais j'arrive pas à poster oO
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:48

S.bagwell a écrit:
Cerisette a écrit:
Michael est superbe et généreux, à prendre le risque de le faire évader avec le groupe.

Moi je crois surtout que Michael n'avait pas le choix car T.bag était toujours dans ses pieds et qu'à la longue ça l'agassait terriblement !!
Mais franchement je suis sur que Michael n'avait jamais l'attention de faire évader T.Bag avec eux car il le détestait !!

Je pense qu'elle parle de tweener lol!
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:50

En effet, je parlais de Tweener. :)

Argh, pauvre Aviva, comment ça se fait que tu n'arrives pas à poster?

Je t'envoie un MP, j'ai une petite question pour toi.
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:55

aviva a écrit:
Je pense qu'elle parle de tweener lol!

En effet aviva , t'avais raison !!
J'avais mal interprété la phrase !!
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MessageSujet: Re: "Entre"   Mar 29 Juil - 15:57

j'avais trouvé un lien où il disait que t-bag est à fox river depuis 10 mois mais ni le lien ni mon message ne veulent s'afficher oO
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